24ème triathlon de Val-de-Reuil : horaires et parcours

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Dimanche 12 septembre le départ  nage du 24ème triathlon de Val-de-Reuil aura lieu sur la plage des Deux Amants à la base de loisirs Val-de-Reuil-Léry-Poses.
Retrait des dossards au stade d’athlétisme B. AMSALEM :
-  Le samedi 11 septembre de 15h00 à 18h00
-  Le dimanche 12 septembre à partir de 06h30 à 09h30

9h00 : Départ du sprint (750m nage, 20km vélo, 5km course à pied)
Détails parcours vélo du sprint - Course de 20 kilomètres : 
Les cyclistes réalisent un tour complet du lac des Deux Amants (9km), enchainent un second tour qui se terminera Chaussée de l’Andelle afin de rejoindre l’Avenue des Falaises puis le Parc des Sports de Val-de-Reuil (Chaussée de Ritterhüde).
Départ : Plage du lac des Deux Amants – Base de Loisirs de Léry-Poses.
- Sortie de la Base de Loisirs par la Chaussée d’Andelle et suivi de la D77e sur 6km500. Au croisement de la Route de Poses et de la Chaussée d’Andelle, les coureurs prennent à droite pour retourner sur la Base de Loisirs de Léry-Poses. Passage devant la prison de Val-de-Reuil (7km).
- Les concurrents enchainent un second tour sur la Chaussée de l’Andelle et sur la D77e. Au kilomètre 15, ils prennent à gauche en direction de l’Avenue des Falaises. Puis Chaussée de Ritterhüde pour rejoindre le Parc des Sports et le stade Bernard Amsalem.
Arrivée : Stade Bernard Amsalem – 27100 VAL-DE-REUIL
Carte sur :http://www.openrunner.com/index.php?id=594946
 

Détails parcours course à pied du sprint Course de 5 kilomètres : 
Les coureurs réalisent un aller-retour sur la Route de la Lisière (27100 – Val-de-Reuil)
 
Départ : Stade Bernard Amsalem – 27100 VAL-DE-REUIL
- Sortie du stade Bernard Amsalem pour rejoindre la Route de la Lisière. Les coureurs suivent ce chemin jusqu’à l’intersection avec la Chaussée du Vexin où ils entament le retour (2km100).
- Retour en direction du stade Bernard Amsalem par la Route de la Lisière (idem).
Arrivée : Stade Bernard Amsalem – 27100 VAL-DE-REUIL
Carte sur : http://www.openrunner.com/index.php?id=594953
 

 

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11h00 : Départ de la longue distance (2km nage, 80km vélo, 20km course à pied) 

Détails parcours vélo longue distance - Course de 80 kilomètres : 
2 boucles complètes de 28 kilomètres puis sur le 3ème passage, bifurcation en direction du stade Bernard Amsalem (Chaussée de Ritterhüde). Course de 79 kilomètres.

Départ : Plage du Lac des Deux Amants – Base de Loisirs de Léry-Poses.
- Sortie de la Base de Loisirs par la Chaussée d’Andelle et suivi de la D77e sur 5 kilomètres. Au niveau des carrières de sable sur la D77e suivi d’un sentier sur 3 kilomètres pour arriver sur la Route de Saint-Pierre à Tournedos-sur-Seine (9km).
- Passage ensuite sur la Route de la Seine D147 (10km) pour rejoindre à nouveau la Chaussée d’Andelle (12km). Court passage sur la Chaussée du Vexin (13km) pour atteindre la Voie de l’Ormet (D71), Rue de la Gare et la Rue Neuve (15km) à Saint-Pierre du Vauvray.
- Prolongement sur : Rue Nationale, Rue Grande et Rue de Paris (17km) à Saint-Pierre du Vauvray.
- Suivi de la Rue de Paris sur la D77 (20km). Au rond point, liaison sur la Chaussée du Vexin en direction de Val-de-Reuil. Passage sur la Route des Falaises (N154) (22km) jusqu’au rond point du Lycée Marc Bloch à Val-de-Reuil.
- A partir de ce rond point, tout droit sur l’Avenue des Falaises jusqu’à rejoindre la Chaussée de l’Andelle et le départ au niveau du lac des Deux Amants.
Arrivée : Plage du Lac des Deux Amants – Base de Loisirs de Léry-Poses.
 
 
Détails parcours course à pied longue distance - Course de 20 kilomètres : 
Les coureurs réalisent deux boucles de 10 kilomètres.
Départ :Stade Bernard Amsalem – 27100 VAL-DE-REUIL
- Sortie du stade Bernard Amsalem pour rejoindre la Route de la Lisière. Les coureurs suivent ce chemin jusqu’à l’intersection avec la Chaussée du Vexin. Ensuite ils prennent à gauche sur la Chaussée du Vexin, pour bifurquer sur la Route des Sablons jusqu’à la Rue Edmond Maillour.
- A gauche, passage ensuite sur l’Avenue des Falaises, jusqu’au rond point avec la Chaussée du Village. Bref passage sur la Chaussée du Village avant de prendre à gauche en direction de la Route des Sablons jusqu’à la Chaussée du Parc.
- Passage sur la Route de Seine avant de prendre la Voie Verte le long des rives de l’Eure jusqu’à l’Avenue des Falaises.
- Les coureurs empruntent ensuite l’Avenue des Falaises sur la piste cyclable, jusqu’à la Rue Musarde pour atteindre la Route de Louviers.
- Depuis la Route de Louviers, les coureurs rejoindrons la Voie Garance, jusqu’à la Voie des Clos pour emprunter la passerelle au dessus de la D77.
- Une fois la passerelle passée, Voie des Clos, puis Voie du Sanglier pour retrouver la Chaussée de Ritterhude et le Stade Bernard Amsalem.
Arrivée : Stade Bernard Amsalem – 27100 VAL-DE-REUIL
Carte sur : http://www.openrunner.com/index.php?id=645263 

Remise des prix :
11h30 : Remise des Prix Triathlon Sprint
18h30 : Remise des Prix Triathlon longue distance

Pour tous renseignements  : Michaël Jeannin au 02.32.59.42.12

La médiathèque en fait toute une histoire…

Pour la rentrée la médiathèque Le Corbusier vous propose une nouvelle animation « Les thés culturels » et vous invite le samedi 11 septembre de 15h30 à 16h30 à découvrir le musée des Impressionnismes de Giverny.

Au programme : une visite virtuelle, la présentation du site, des renseignements pratiques, mais aussi une bibliographie sur les différents arts rencontrés. Ce nouveau rendez-vous  aura lieu ensuite jusqu’au mois de juin  le premier samedi de chaque mois.

La médiathèque, c’est aussi, chaque mois, de nouvelles acquisitions, elle s’en fait toute une histoire et vous propose à la lecture de nombreux écrits très éclectiques.

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Abecassis, Eliette . – Une affaire conjugale . – Albin Michel

Entre Agathe, parolière de chansons, et jérôme, dirigeant d’une start-up, c’était le grand amour. 8 ans de mariage et des enfants, tout a changé : elle écrit de moins en moins, happée par l’éducation des enfants ; il s’absente de plus en plus et la délaisse pour ses maîtresses. Bafouée, rabaissée, Agathe s’interroge : aura-t-elle le courage de demander le divorce ? Pourra-t-elle surmonter la dévastation de son monde et de ses idéaux ? Aura-t-elle droit à une 2e chance ?….

 

Adam, Olivier. – Le coeur régulier. – Editons de l’Olivier

Depuis que son frère est mort, Sarah se sent de plus en plus prisonnière de sa « si parfaite » vie de famille. Elle décide de partir sur les traces de son frère, au japon, et s’installe dans un petit village inconnu pour une étrange raison : ce village est en effet le lieu d’élection de tous les candidats au suicide. Un homme arpente les falaises pour les dissuader de commettre l’irréparable. Sarah a l’espoir de se rapprocher une dernière fois de son frère. Mais il lui faudra plus qu’un voyage pour se réapproprier son histoire et reconnaître qu’elle s’est dupée elle-même….

 

Bichet, Yves. – Resplandy. – Seuil. – (Cadre rouge)

Bertrand croise Resplandy le jour de la mort de son père. Elle trimbale comme lui une urne à bout de bras. Il la trouve belle. Plus tard, dans une chambre d’hôtel, ils se parlent, s’embrassent, font l’amour… Puis la femme que Bertrand vient d’étreindre ouvre les urnes et mélange les cendres avant de disparaître. Plus tard encore, des révélations le conduiront sur la piste de sa maîtresse d’un jour, cette Resplandy mystérieuse et insaisissable, cachée dans les replis d’un passé familial dont il ignorait tout, ou presque….

 

Bohringer, Richard. – Traîne pas trop sous la pluie. – Flammarion

Rien ne va plus, l’auteur est hospitalisé. Le corps et l’esprit sont malmenés, le baroudeur Bohringer éprouve le besoin de faire une escale. Au fond de son lit, entouré des médecins, des infirmières, des autres patients, il ouvre les portes de l’imaginaire, rencontre un mystérieux grand Singe, remonte le cours de sa mémoire, son enfance, sa mère, ses voyages en Afrique, le souvenir chaleureux des amis disparus…

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 Boukhobza, Chochana. – Le troisième jour. – Denoël

Jérusalem, 1990. Elisheva, musicienne mondialement connue, et Rachel, son élève violoncelliste, sont arrivées à New York pour un concert. A l’hôtel, Elisheva a donné rendez vous à Daniel, un chasseur de nazis, et sur l’esplanade elle retrouve Carlos, un espagnol converti au judaisme qui travaille pour le Vatican. Survivante d’un camp de la mort, la musicienne a embarqué les 2 hommes dans son aventure. Quelle est cette justice qui, 45 ans plus tard, doit être accompli ?….

 

Castillon, Claire. – Les bulles. – Fayard

Leurs habitudes en boucliers, leurs certitudes en lunettes noires, leur mauvaise foi en parachute et leur folie douce en étendard, les personnages de cette nouvelle semblent avoir pris un sacré coup de cafetière. Et portant, à y regarder de plus près, ils nous font penser à quelqu’un. Nous, bien sûr ! Rire de leur folie, n’est-ce pas rire par avance de celle qui nous guette si nous n’y prenons pas garde ?….

 

Chedid, Andrée. – Les quatre morts de Jean de Dieu. – Flammarion

« Juan de Dios disait avoir subi sa 1ère mort le jour où il perdit sa foi catholique, il avait alors 16 ans » So départ de l’Espagne franquiste lui valu une 2e mort. La 3e intrvint en 1989 avec la chute du Mur de Berlin et l’enterrement du communisme. Quant à la 4e, c’est la maladie d’Alzheimer qui la lui procure. L’auteur dépeint un individu au coeur de sa famille, de l’Histoire. Entre le sentiment du tragique et le sursaut de la conscience, comment être libre ?….

 

Condé, Maryse. – En attendant la montée des eaux. – JC Lattès

Babakar est médecin. Il vit seul avec ses souvenirs d’une enfance africaine, d’avant son exil en Guadeloupe. Le hasard place une enfant sur sa route. La petite Anaïs n’a que lui. Sa mère est morte en la mettant au monde. Babakar veut lui offrir un autre avenir. Ils s’envolent pour Haïti, à la recherche de la famille d’Anaïs, une tante, un oncle, des grands-parents peut-être… Mais Babakar ne rencontre personne et ne peut compter que sur lui et sur ses 2 amis Movar et Fouad. Des hommes qui lui ressemblent, exilés solitaires, à la recherche d’eux-mêmes. Ils trouveront à Haïti des réponses à leur quête, un lieu de paix au milieu des décombres….

 

Confiant, Raphaël. – La jarre d’or. – Mercure de France

Aux Antilles, les riches planteurs békés craignant des révoltes nègres enterraient leur fortune dans des jarres. L’esclave qui avait creusé le trou était assitôt exécuté. Des les années 1950/1960, le bruit courut qu’une de ces jarres contenait un mystérieux « traité des 90 pouvoirs des morts ». Le posséder garantissait la vie éternelle…. Le fameux livre se trouve-t-il dans la jarre déterrée par l’écrivain Augustin Valbon ? Une aventure initiatique, une méditation sur la mort, une réflexion sur le mystère de l’écriture et la condition de l’écrivain dans une culture dominée par l’oralité…

 

Del Amo, Jean-Baptiste. - Le sel. – Gallimard

 

Del Castillo, Michel. – Mamita. – Fayard

Pianiste virtuose, Xavier s’installe sur le tard aux USA pour préparer un de ses ultimes enregistrements. Sa personnalité et son talent subjuguent un jeune ingénieur du son, Tim, à qui le lie bientôt une relation qui, venant à un âge avancé et après tant d’épreuves dans la vie de l’artiste, ne veut pas vraiment dire son nom. C’est pour Xavier, l’occasion de se remémorer Marc, son compagnon, mort du sida, et de remonter  jusqu’à son enfance ravagée, jusqu’au personnage de Mamita, cette terrible figure de mère animée du seul souci de sauver sa peau et de mener la belle vie….

 

Desarthe, Agnès. – Dans la nuit brune. – Editions de l’Olivier

Lorsque le petit ami de sa fille, Marina, meurt dans un accident de moto, Jérôme se retrouve plongé dans un désarroi et une douleur auxquels il ne s’attendait pas. L’histoire familiale de Jérôme est singulière. Né de parents inconnus, il semble avoir vécu dans les bois, comme un petit animal, avant d’être recueilli par ses parents adoptifs. Le mystère de ses origines demeure inexpliqué. Il ne se dissipe qu’à la toute fin du livre, lorsque, ayant traversé à nouveau la nuit brune (celle qui enveloppa l’Europe entre 1939 et 1945) il découvre sa véritable identité….

 

Deutsch, Xavier. – Une belle histoire d’amour qui finit bien. – R. Laffont

Paul, 42 ans, raconte sa très belle amitié avec Achille, très jeune rentier, et Zolé, étudiante en lettres. Ils se sont connus tous les 3 au lycée. Ils se sont parfois perdus mais toujours retrouvés, surtout autour d’une folle passion pour le 18e siècle et ses jeux libertins. Alors que Zoé tombe entre les griffes d’un séduisant et cultivé magistrat érotomane, Paul succombe aux charmes de la perfide Sigrid de Brune-Lanach. Mais heureusement, Achille veille…. Grâce à l’amitié indéfectible qui soude le trio, l’imbroglio trouvera une issue tout à fait inattendue….

 

Diome, Fatou. – Celles qui attendent. – Flammarion

Arame et Bougna, mère de Lamine et Issa, clandestins partis pour l’Europe, ne comptaient plus leurs printemps ; chacune était le pilier qui tenait la meure sur les galeries creusées par l’absence. Coumba et Daba, jeunes épouses des 2 émigrés, s’étaient lancées sur une piste du bonheur devenue peu à peu leur chemin de croix. La vie n’attend pas les absents : les amours varient, les secrets de famille affleurent, les petites et grandes trahisons alimentent  la chronique sociale et déterminent la nature des retrouvailles. Le visage qu’on retrouve n’est pas forcément celui qu’on attendait….

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Dugain, Marc. – L’insomnie des étoiles. – Gallimard

 

Enard, Mathias. – Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. – Actes sud

En débarquant à Constantinople, le 13 mai 1506, Michel-Ange sait qu’il brave la puissance et la colère de Jules II, pape guerrier et mauvais payeur, dont il a laissé en chantier l’édification du tombeau, à Rome. Mais comment ne pas répondre à l’invitation du sultan Bajazet qui lui propose, après avoir refusé les plans de Léonard de Vinci, de concevoir un pont sur la Corne d’Or ?… Ainsi commence ce roman historique, qui s’empare d’un fait exact pour déployer les mystères de ce voyage… A travers la chronique de ces quelques semaines oubliées de l’histoire, l’auteur esquisse une géographie politique dont les hésitations sont toujours aussi sensibles 5 siècles plus tard.

 

Gallay, Claudie. – L’amour est une île. – Actes sud

Alors que le festival d’Avignon 2003 s’enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre -La Jogar) retrouve sa ville natale 10 ans après l’avoir quitté. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d’un théâtre du Off, Odon Schnadel, qu’elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d’un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures… Entre Odon et la Jogar va se jouer un ballet sensuel où chacun cherche l’autre et l’évite, d’autant que leur relation semble scellée par un secret…

 

Gaudé, Laurent. – Ouragan. – Actes sud

A la Nouvelle-Orléans, alors qu’un terrible ouragan est annoncé, la plupart des habitants s’éloignent le plus vite possible de la ville menacée. Certains restent et affrontent ma fureur du ciel. Les éléments se déchainent et les coeurs aussi, car quand la nature se rappelle à lui avec une telle violence, l’homme peut-il réfréner les aspects les plus sombres de lui-même ? Si la tourmente précipite les drames, elle ouvre aussi d’inespérés possibles. Un homme et une femme, qui s’étaient éloignés 6 ans auparavant, s’avancent l’un vers l’autre….

 

Houellebecq, Michel. – La carte et le territoire. – Flammarion

L’auteur met en scène une galerie de personnages, dont lui-même, et centre son histoire sur un artiste contemporain qui expose des cartes Michelin.

Janicot, Stéphanie. – Que tous nous veuille absoudre. – Albin Michel

Place de la Contrescarpe à Paris, une jeune femme contemple un enfant borgne réciter d’étranges mélopées. Elle revient de loin : elle peut à peine marcher, et son ami Solel est mort. Voiture piégée. Ils étaient reporters de guerre au Moyen-Orient. Aujourd’hui, il lui faut réapprendre à vivre, avoir des projets tandis que cet enfant mystérieux ânonne des prophéties d’un autre âge qui semblent profondément troubler ceux qui l’écoutent, et réponder à leurs pensées secrètes. Un climat mystérieux, qui réhausse d’absolu la tragédie contée.

 

Kadaré, Ismail. – L’entravée : requiem pour Linda B. – Fayard

Linda B. rêve de visiter la capitale de son pays. Mais dans la plupart des pays communistes existait une loi interdisant cet accès à une catégorie de gens dont Linda fait partie. Une amie essaie d’arracher Linda B., du moins son enveloppe corporelle, à son assignation à résidence. Un dramaturge, de son côté, tente  d’en extraire la composante spirituelle. Réunie, corps et âme, va-t-elle pouvoir accéder un jour à la grande ville de ses rêve ? L’auteur revient ici sur l’antique pacte d’Orphée et d’Eurydice en essayant d’en décoder un aspect resté jusqu’ici inexpliqué.

 

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 Nimier, Marie. – Photo-photo . – Gallimard

Il y a quelques temps de cela, la narratrice se présente rue de Lille, chez Karl Lagerfeld, à qui l’hebdomadaire « Paris Match » a commandé une photo de groupe des écrivains de la rentrée. Après la publication de la photo, une dame âgée lui écrit : cette Huguette Malo voudrait savoir où se procurer les sandales vertes que la narratrice avait aux pieds sur la photo de Karl. C’est le début d’une spirale de coîncidences et de quiproquos dont l’enjeu n’est certes pas les sandales couleur tilleul, mais le mouvement essentiel du roman qui emmène la narratrice entre autobiogrpahie et onirisme.

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Nothomb, Amélie. – Une forme de vie. – Albin Michel

Ainsi débute le nouveau roman d’Amélie Nothomb :

« Ce matin là je reçus une lettre d’un genre nouveau : « Chère Amélie Nothomb, je suis soldat de 2e classe dans l’armée américaine, mon nom est Melvin Mapple, vous pouvez m’appeler Mel. Je suis posté à Bagdad depuis le début de cette fichue guerre, il y a plus de 6 mois. Je vous écris parce que je souffre comme un chien. J’ai besoin d’un peu de comprehension et vous, vous me comprnez je le sais. Répondez moi. J’espère vous lire bientôt. Melvil Mapple Bagdad le 18/12/2008. ….

 

Oksanen, Sofi. – Purge . – Stock . – (La Cosmopolite)

En 1992, l’Union soviétique s’effondre et la population estonnienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison. Ainsi lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces 2 femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant….

 

Ormesson, Jean d’. – C’est une chose étrange à la fin que le monde. – R. Laffont

Une fois au moins dans la vie de chacun d’entre nous, on peut se poser ces 2 questions, auxquelles il est difficile de trouver des réponses : la première est « Dieu existe-t-il « . La 2e est : »Qu’y-a-t-il après la mort ? » A ces 2 questions, l’auteur répond : moins invraissemblable que les systèmes inventés pour le remplacer, Dieu n’est pas impossible et il est permis d’espérer, après la mort, quelque chose que les hommes ne peuvent ni concevoir ni imaginer et dont ils sont incapables de parler.

 

Rey, Catherine. – Les extraordinaires aventures de John Lofty Oakes. – Joëlle Losfeld

John Lofty Oakes, surnommé Lijo, est un enfant hors du commun. Dessrvi par sa minuscule taille, ce Tom Pouce possède cependant le don de pleurer des larmes d’or. Devenu l’objet de toutes les convoitises pour la fortune qui coule de ses yeux, il comprend vite que le talent dont l’a gratifié la nature est une malédiction. C’est en compagnie de Bartholomé, enfant mal aimé, qu’il va s’embarquer pour un voyage extraordinaire. Sur le mode du conte philosophique et de l’épopée, la quête héroïque d’un personnage fantasque , naïf et généreux…

 

Schmitt, Eric-Emmanuel. – Quand je pense que Beethoven est mort et que tant de crétins vivent (suivi de ) Kiki va Beethoven. – Albin Michel

 

Shafak, Elif. – Soufi, mon amour. – Phébus

Lorsque Ella Rubinstein entame la lecture de « Doux blasphème » un manuscrit soumis à son jugement par un éditeur, ce roman change sa vie. L’ouvrage retrace la vie du poète Rûmi, qui au 13e siècle vit son existence prendre une nouvelle hauteur sous l’influence du derviche musulman Shams de Tabriz. Ella subit une métamorphose spirituelle semblable à celle que connut Rûmi. Dans l’un et l’autre cas il est possible de parler d’amour, de l’amour transcendé par la quête mystique….

 

Sinoué, Gilbert. – Le cri des pierres. – Flammarion . – (Inc Allah Tome 2)

Après « Le souffle du jasmin’ », voici le 2e volet de la saga consacrée à 4 famille prises dans la politique tourmentée du Proche et du Moyen Orient….

 

Solé, Robert. – Une soirée au Caire. – Seuil. – (Cadre rouge)

Ce roman est la suite du « Tarbouche » où l’auteur évoquait une famille de chrétiens d’Orient installée au Caire. La révolution a obligé la famille à quitter l’Egypte. Ses membres sont dispersés à travers le monde. L’un d’eux, écrivain, retourne au Caire afin de se documenter pour un livre. En fait, il est chargé d’avouer à sa vieille tante, Dina, qui vit toujours dans la maison de famille, qu’il va falloir vendre cette demeure. En quête du passé à travers le journal intime de l’oncle Michel, et par les souvenirs de cette femme, le héros va découvrir de surprenants secrets de famille….

 

Vallejo, François. – Les soeurs Brelan. – Viviane Hamy

Ces 3 soeurs, que l’on suit depuis la fin de la 2e guerre mondiale jusqu’à la chute du Mur de Berlin, mènent leur destin individuel et commun. La tuberculose de l’une, le mariage allemand de l’autre, et la passion de la denrière pour un meurtrier en série, occasionnent un tourbillon qui mêle la petite histoire à la grande. Ses héroïnes refusent de trahir le rêve et l’utopie de leur père (un architecte qui a connu Le Corbusier) mort trop tôt. Le refus d’un destin trop déterminé par les autres, et l’envie de se battre, pour exister…

 

Wiesel, Elie. – Otage. – B. Grasset

New York, 1975 : Shaltiel feigenberg, juif américain et modeste conteur, est enlevé en plein jour à Brooklyn. Le groupe palestinien d’action révolutionnaire revendique la prise d’otage. Reclus dans une cave, les yeux bandés, ayant perdu la notion du temps, Shaltiel se réfugie dans le passé. A ses souvenirs, aux réminiscences de contes mystiques qui les ponctuent, fait écho le dialogue avec l’un des ravisseurs : sur l’existence de l’Etat d’Israël, sur l’oppression, sur la terreur, sur les victimes et les bourreaux, sur le sens de l’histoire, mais aussi sur le messianisme et le foi….

 

Déchets : distribution des sacs de tri et nouvelles bornes textiles

Depuis mercredi 1er septembre, le service proprété publique de la CASE débutera la distribution annuelle des sacs de tri en porte à porte. Cette distribution se déroulera du lundi au vendredi et ce, jusqu’à la fin du mois. 

Comme chaque année, 2 rouleaux de 25 sacs seront remis à chaque foyer. En cas d’absence des habitants, les sacs seront déposés, dans la mesure du possible, dans la cour de la propriété.

Dans le cas où les sacs ne pourraient pas être déposés dans la cour (présence d’un chien, jardin non accessible depuis la rue…), un avis de passage sera mis dans la boîte aux lettres afin que l’habitant concerné vienne retirer ses 2 rouleaux en mairie.

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De plus, cette année, un nouveau numéro de l’écho du tri sera également distribué avec les rouleaux. Dans ce livret, le service propreté présente la mise en place de bornes vêtements sur plusieurs communes du territoire de la CASE.

Dans ces bornes, les habitants pourront déposer des vêtements (propres), du linge de maison, de la petite maroquinerie ainsi que des paires de chaussures encore « mettables ». Ce don permettra de redonner une seconde vie à ces textiles dont l’usager s’est lassé.

Toutefois, pour pouvoir répondre au mieux à vos administrés, sachez que ces bornes ne seront installées par l’association Le Relais qu’à partir du 11 septembre 2010.

 

A Val-de-Reuil 6 emplacements de ces bornes textiles sont prévus :

Decheterie, Voie des Coutures
Parking de l’école Jean Moulin, voie Frédégonde
Route des Sablons
Ecopoint parking securite sociale, Voie Marmaille
Ecopoint stade, rue de Ritterhude
Ecopoint parking P2, rue Musarde

Le service propreté reste à votre entière disposition pour toutes questions complémentaires au 02 32 50 85 64.

Education : les horaires de rentrée

Jeudi 2 septembre sera LE grand jour pour les jeunes Rolivalois. L’heure de la rentrée a en effet sonné !

Cette année, elle sera la même pour toutes les écoles primaires de la ville8h30-11h30 13h30-16h30
La ville assurera l’ouverture des centres de loisirs à 7h30, la restauration scolaire et l’accueil  le soir jusqu’à 18h30.

Certains changements côté directions ont eu lieu. Ainsi M. Yves Jezequel remplace Mme Elisabeth Tardieu à la direction de l’école maternelle des Pivollets et Annie Demarly remplace Lunès Chebana – qui va enseigner à l’école Coluche- à l’école élémentaire des Dominos.

Le collège Pierre Mendès-France sera dirigé par M. Frédéric De Bellis pour faire suite au départ en retraite de Mme Josyane Perreau et M. Jean-Pierre Cantrelle sera le nouveau proviseur du lycée Marc Bloch, M. Jean-Paul Turpin étant nommé à Boulogne-sur-Mer.

Renseignements écoles primaires :
Service scolaire : M. Ladjel Chamouma : 02.32.09.51.54

Air de jeu de l'école primaire Léon Blum

Aire de jeux de l'école primaire Léon Blum

Les collèges et lycée ont des horaires différenciés pour la rentrée jeudi 2 septembre. Dès le vendredi 3 les cours seront assurés suivant les emplois du temps. 

Collège A. Allais (02 32 59 04 26) :
6ème : 9h00-12h00 13h30-16h30
5ème-4ème-3ème : 13h30-16h30

Collège Pierre Mendès-France( 02 32 59 10 28) :
6ème : 9h00-12h00  Après-midi libre
5ème : 13h45
4ème : 14h15
3ème : 14h45

Collège Montaigne Le Vaudreuil (02 32 59 85 85) :
6ème : 9h30-12h00  Après-midi libre
5ème : 10h30-12h00 Après-midi libre
4ème-3ème: 13h30-16h30

Le lycée Marc Bloch (02 32 59 50 75) :
Seconde : 9h00-12h00 Après-midi libre
1ère-Terminale : 14h00-16h00 Après-midi libre

BTS « Opticien-lunetier » :
1ère année : 9h00-12h00 Après-midi libre
2nde année :10h00-12h00

Renseignements calendrier scolaire annuel, bourses… sur  servicepublic.fr

PMF : une semaine pour bien réussir sa rentrée

Remise à niveau de français avec Lunès Chebana, professeur des écoles

Remise à niveau de français avec Lunès Chebana, professeur des écoles

Le collège Pierre Mendès-France  a ouvert ses portes fin août  à 92 jeunes élèves volontaires. Semaine de remise à niveau du programme de français et de  mathématiques le matin dans des conditions exceptionnelles. En effet, encadrés par des professeurs des écoles et des collèges, les élèves ont révisé par groupe de 6 maximum et découvert pour 40 d’entre eux qui vont rentrer en 6ème l’univers du collège. Ils ont participé aussi l’après-midi à divers ateliers. Danses modernes, théâtre, prévention, pâtisserie, informatique, calligraphie et sports leur étaient ainsi proposés.

Vendredi 27 août un spectacle devant les parents et suivi d'un goûter confectionné par les élèves a clôturé la semaine

Vendredi 27 août un spectacle devant les parents et suivi d'un goûter confectionné par les élèves a clôturé la semaine

Ce dispositif « école ouverte » a été créé il y a trois ans à l’initiative de Josyane Perreau, principale du collège et d’Annie Demarly, coordinatrice des écoles et collèges de Val-de-Reuil. Il est financé par des fonds européens délivrés par le rectorat et la mairie de Val-de-Reuil apporte son soutien, notamment matériel. Les bons résultats obtenus de cette opération a fait son œuvre et de nombreux parents mais aussi des élèves en font désormais eux-mêmes la demande.

 Une équipe de France 3 est venue le 25 août dernier témoigner de ce dispositif.

La médiathèque fait sa rentrée

Pour la rentrée la médiathèque Le Corbusier vous propose une nouvelle animation « Les thés culturels » et vous invite le samedi 11 septembre de 15h30 à 16h30 à découvrir le musée des Impressionnismes de Giverny.

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Au programme : une visite virtuelle, la présentation du site, des renseignements pratiques, mais aussi une bibliographie sur les différents arts rencontrés. Ce nouveau rendez-vous  aura lieu ensuite jusqu’au mois de juin  le premier samedi de chaque mois.

La médiathèque, c’est aussi chauque mois de nouvelles acquisitions.
 Le mois de septembre la médiathèque « fait son cinéma » et vous propose ces  DVD :

-Comme une étoile dans la nuit / Film de René Féret ; avec Salomé Stévenin, Nicolas Giraud… etc. – 2008 

-La controverse de Valladolid / Film de Jean-Daniel Verhaeghe ; scénario de Jean-Claude Carrière ; interprété par Jean Carmet, Jean-Pierre Mariette, Jean-Louis Trintignant… – 2001
Les indiens d’Amérique ont-ils une âmes ? Tel est l’objet de la controverse en 1550, durant laquelle, Bartolomé de las Casas a défendu la cause indienne. … Débat enflammé, profond, baroque, prémonitoire… De la décision prise va dépendre le sort de dizaine de millions d’hommes pour des siècles…

-Coup d’éclat / Film de Brett Ratner ; avec Pierce Brosman, Salma Hayek, Woody Harrelson… – 2005
Après une série de cambriolages d’exception qui a fait leur légende, Max et Lola décident de se retirer sous le soleil des Bahamas… Mais l’agent du FBI qui les poursuit depuis des années, les retrouvent. Ce dernier est convaincu que le couple est là pour dérober le « Napoléon » le plus gros diamant du monde, qui se trouve à bord d’un somptueux paquebot….

-Crazy Kung-FU / un film de Stephen Chow. – 2005
Par le réalisateur de « Shaolin soccer », qui nous offre ici un grand film de kung-fu, avec un savant mélange de comédie et d’action . Un petit voleur rêve de rejoindre le gang des « Haches », la puisssante organisation criminelle qui règne sur la ville. Il va être pris au coeur d’un affrontement qui l’oblige à choisir son camp et à révéler sa vraie nature.

-Da Vinci code / Film de Ron Howard, avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Jean Reno. – Columbia pictures, 2010.
Film d’après de best seller de Dan Brown « Da Vinci code ». 
Robert Langdon, un éminent spécialiste de symbologie de Hoarvard est convoqué au Louvre pour examiner une série de mystérieux pictogrammes en rapport avec l’oeuvre de Léonard de Vinci. Déchriffrant le code avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, il lève le voile sur l’un des plus grands mystères de tous les temps et devient un homme traqué….

-Entre chiens et loups / Film d’Alexandre Arcady ; avec Richard Berry et Said Taghmaoui. – 2006
Un thriller haletant qui réunit deux hommes que tout oppose dans un combat ultime face à une machination implacable. 

-Firefox / Film de Clint Eastwood, inspiré du roman de Craig Thomas ; avec Clint Eastwood ; musique de Maurice Jarre. – 1982. 

-Freejack / Film de Morgan Creek ; avec Mick Jagger, Anthony Hopkins, Emilio Estevez. – 2001

-Le grand pardon / Film d’Alexandre Arcady ; avec Roger Hanin, Richard Berry, Jean-Louis Trintignant… – 1981.
Un grand film  noir, qui nous plonge dans les eaux troubles de la mafia parisienne entre lutte de pouvoir, argent de la drogue et famille…

-Josey Wales hors-la-loi / Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Chief Dan George, Sondra Locke… – Warner Bros, 2009. – (Clint Eastwood anthologie)
Ce film est la deuxième incursion de Clint Eastwood dans le western comme réalisateur. Il s’éloigne de l’image du cow-boy sans nom de Sergio Leone. Son héros n’est pas banal : le drame personnel de Josey Wales dicte son comportement vengeur….

-Le neuvième jour / Film de Volker Schlöndorff ; avec Ulrich Matthes, August Diehl… – Arte France, 2010

-Outland / Film de Peter Hyams ; avec Sean Connery, Peter Boyle, … – 1981

-Le procès / Film d’Orson Welles ; d’après l’oeuvre de Franz Kafka ; avec Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli,… – 1963
Orson Welles s’attèle à l’adaptation du « Procès » l’une des plus grandes oeuvres de Kafka. Un citoyen lambda se retrouve broyé pr la société et sa pseudo-justice. L’impression de persécution, d’injustice et de paranoïa est mise en lumière par une réalisation hors-pair et des décors anxiogènes et labyrinthiques.

-Retour vers le futur / Film de Robert Zemeckis ; avec Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Léa Thompson… – 1985.

-Rien ne va plus / Film de Claude Chabrol ; avec Isabelle Huppert, Michel Serrault, François Cluzet… – MK2, 2009

-La sirène du Mississipi / Film de François Truffaut ; avec Catherine Deneuve, Jean-Paul Belmondo…. – twentieth century fox, 2008.

-La terre des pharaons / Howard Hawks ; avec Jack Hawkins, Joan Collins,… – Warner Bros, 1985.

Pour tous renseignements horaires, tarifs
Médiathèque Le Corbusier, 88 rue Grande 02 32 59 31 36
www.mediatheque-valdereuil.fr

Neuvième édition de Cin’été : « L’impossible, c’est de croire que ça l’est »

A la tombée de la nuit, l'esplanade de la piscine se métamorphose en cinéma de plein air

A la tombée de la nuit, l'esplanade de la piscine se métamorphose en cinéma de plein air

L’édition 2010 de Cin’été dont le thème  » L’impossible c’est de croire que ça l’est », inspiré d’une réplique culte du film de Tim Burton « Alice au pays des Merveilles », a connu  un franc succès tous les soirs du 14 juillet au 15 août. Dès la tombée de la nuit l’esplanade de la piscine se transformait  en lieu magique emprunt de convivialité. On y est venu en famille, avec ses voisins, ses amis… De tous les quartiers de la Ville. 
Certains ont leurs habitudes pour une séance ciné maxi confortable

Certains ont leurs habitudes pour une séance ciné maxi confortable

Tout était prévu : thé à la menthe ou café pour accueillir les adultes, les fameuses sucettes Chuppa Chupps  distribuées aux jeunes gagnants du quizz cinéma en début de séance par Jean-Claude Bourbault directeur du festival…

Une solide organisation et des heures non comptées pour Jean-Claude Bourbault, à droite, et le staff de Cin'été

Une solide organisation et des heures non comptées pour Jean-Claude Bourbault, à droite, et le staff de Cin'été

 

Projection d'Alice au pays des merveilles" de Tim Burton. Alice:C'est impossible! Le Chapelier fou: Seulement si tu crois que ça l'est.

Projection d'"Alice au pays des merveilles" de Tim Burton. Alice:"C'est impossible!" Le Chapelier fou: "Seulement si tu crois que ça l'est."

Certains soirs, un autre Art prenait place et offrait un supplément de plaisir… Le théâtre, avec une représentation de « l’Hôtel des voyageurs »par la Fabrique Ephéméride ou bien du cirque, avec les acrobaties du trio Equilibro.

Le théâtre Ephéméride a apporté une touche French cancan et cabaret au festival

Le théâtre Ephéméride a apporté une touche French cancan et cabaret au festival

La troupe equilibro entre acrobaties et poésie

La troupe equilibro entre acrobaties et poésie

Les réalisateurs du film « Lascars »ont aussi animé une avant séance et pique-niquer avec les jeunes de l’atelier et une équipe de TF1 a réalisé un reportage pour le 13h00 du vendredi 30 juillet avec pour thème les ateliers de Cin’été. 

Tournage des ateliers Cin'été aux Sablons en compagnie de l'équipe de TF1

Tournage des ateliers Cin'été aux Sablons en compagnie de l'équipe de TF1

Car tous les ans Cin’été c’est aussi des animations les après-midis pour les enfants de plus de huit ans. Encadrés par des professionnels, ils découvrent le cinéma par le biais de l’écriture, en écrivant leurs « scenarii », en tournant  leurs histoires. D’autres s’initient à la comédie, à la retouche pellicule, à la technique de prise de vue, son et montage. Une sortie à Château Gaillard a par ailleurs été organisée pour mettre en pratique les conseils de Bernard Chabin, maître d’armes, venu leur enseigner l’art du combat au cinéma. Les apprentis cinéastes ont aussi assisté de la projection à la Géode à Paris d’un film en trois dimensions. Ce déplacement récompensait un grand jeu annuel de Cin’été.

Silence on tourne !

Silence on tourne !

 Une bien belle expérience donc pour une vingtaine d’enfants qui ont pu fièrement présenter au public leur travail par la projection de leurs courts-métrages et suscite déjà des vocations.

Egalité des chances : la visite haut-normande du directeur de l’ACSé, Rémi Frentz, à Val-de-Reuil

 
« Cette ville avait un handicap architectural important. Mais ce que j’en ai vu me permet de penser qu’en reconstruisant la ville, on n’oublie pas non plus de reconstituer le tissu social. » Ainsi s’exprimait le 23 juillet dernier Rémi Frentz, le directeur général de l’Agence Nationale de la Cohésion Sociale et de l’égalité des Chances (ACSé) après sa visite Rolivaloise à l’invitation de Marc-Antoine Jamet.

 

Rémi Frentz, directeur de l'ACSé a rencontré les usagers et les représentants des structures sociales de la Ville, ici à l'épicerie sociale Epireuil.

Rémi Frentz, directeur de l'ACSé a rencontré les usagers et les représentants des structures sociales de la Ville, ici à l'épicerie sociale Epireuil.

 

 

Dans le cadre d'un C.L.A.S Contrat Local d'Accompagnement Scolaire, l'apprentissage de la coordination gestuelle par la danse.

Dans le cadre d'un C.L.A.S Contrat Local d'Accompagnement Scolaire, l'apprentissage de la coordination gestuelle par la danse.

Au cours de cette visite, il a inspecté les réalisations de l’ANRU rencontrant les agents du pôle médiation, les usagers de la maison locale pour l’emploi et les participants aux chantiers jeunes. Il a observé  le fonctionnement de l’épicerie sociale située Place aux Jeunes, ainsi que la résidence intergénérationnelle L’Espages, un atelier pour enfants de Cin’Eté .

Bernard Malecamp, architecte, montre les plans de la future réhabilitation du Foyer des 4 Soleils à Rémi Frentz

Bernard Malecamp, architecte, montre les plans de la future réhabilitation du Foyer des 4 Soleils à Rémi Frentz

La matinée s’est terminée par un déjeuner de travail autour de Mme Fabienne Buccio, Préfète de l’Eure, réunissant des représentants associatifs,  du CCAS, de même que le Maire de Val-de-Reuil, la Vice Présidente du Conseil Général de l’Eure Janick Léger et le Directeur Départemental de la Cohésion Sociale Claude Valadier.

 

Fabienne Buccio, la Préfète, Rémi Frentz, directeur de l'ACSé et MArc-Antoine Jamet maire de Val-de-Reuil empruntent les nombreuses parcourent la ville et les chantiers de l'ANRU

Fabienne Buccio, la Préfète, Rémi Frentz, directeur de l'ACSé et Marc-Antoine Jamet maire de Val-de-Reuil parcourent la ville et les chantiers de l'ANRU

Le directeur de l’ACSé a accepté, également, de débattre avec une centaine d’acteurs départementaux, municipaux et associatifs du social dans l’Eure au cours d’une rencontre-dialogue qui a eu lieu à la Résidence  Espages.  

Janick Léger, vice-présidente du Conseil général de l'Eure, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et vice président de la région Haute-Normandie et Claude Valadier, directeur départemantal de l'ACSé, entourent Rémi Frentz

Janick Léger, vice-présidente du Conseil général de l'Eure, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et vice président de la région Haute-Normandie et Claude Valadier, directeur départemantal de l'ACSé, entourent Rémi Frentz

Comment l’ACSé contribue-t-elle vraiment à des actions en faveur des personnes rencontrant des difficultés d’insertion sociale ou professionnelle, comment concourt-elle à la lutte contre les discriminations qui sont un des poisons de notre société, comment participe-t-elle aux opérations en faveur des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville et comment ces défis ont-ils été relevés malgré des moyens qui semblent se réduire, capacités de mise en œuvre des CUCS (Contrats Urbains de Cohésion Sociale),  du PLIE  (Plan Local pour l’Insertion par l’Economique) ?

Rémi Frentz a répondu aux questions des nombreux élus, et acteurs sociaux de la région et du département

Rémi Frentz a répondu aux questions des nombreux élus et acteurs sociaux venus de la région et de tout le département

 Rémi Frentz a expliqué  les missions de l’Agence, ses objectifs et ses actions sociales. Il a répondu aux questions des participants, notamment des maires pour qui la cohésion sociale et l’égalité des chances sont une préoccupation en insistant sur les critères stricts d’éligibilité  et rappelle ses trois priorités : « L’emploi, l’éducation et la tranquillité publique. »

 

Chargée de la mise en œuvre des programmes financés par l’Etat au titre de la politique de la ville, l’ACSé gère en effet  l’essentiel des crédits consacrés aux habitants des quartiers concernés. Marc-Antoine Jamet s’est donc félicité que « la visite haut-normande de Rémi Frentz puisse avoir pour cadre Val-de-Reuil, alors même que la crise financière, économique et sociale produit, malgré les ouvertures d’entreprises et les créations d’emplois, des effets négatifs sur le territoire de la Commune. Il s’est également réjoui d’avoir pu ouvrir par esprit de solidarité cette réunion utile à ses voisins et partenaires, notamment aux élus des villes et villages de l’agglomération Seine Eure ».

Au pôle médiation, rencontre avec des jeunes gens des "Chantiers Jeunes"

Au pôle médiation, rencontre avec des jeunes gens des "Chantiers Jeunes"

Mickaël-Meba ZÉZÉ vice champion de France Cadet du 100 m et du 200 m !

En direct du championnat de France Jeunes d’athlétisme à Niort, qui réunit quelques 2700 cadets, juniors et espoirs , Chloë Liaudet, du VRAC, nous rapportait samedi cette bonne nouvelle :

 Mickaël ZéZé vice champion de France cadet du 100m en 10″86 !

Mickael Zézé le 9 mai dernier au 1er tour de l'Interclubs qui a propulsé le VRAC en N1B

Mickael Zézé le 9 mai dernier au 1er tour de l'Interclubs qui a propulsé le VRAC en N1B

De quoi réjouir Pierre Grondin, son entraineur, qui est heureux d’autant que le frère de Mickaël, Benbezi, arrive 5ème de sa finale au 100m en Espoir.

Mais les bonnes nouvelle des Deux-Sèvres ont continué d’affluer ! Les championnats de France Jeunes  terminés, tous comptes faits, ce sont 3 médailles que nos jeunes athlétes du VRAC ont finalement rapportées :

- une belle médaille d’argent pour Mickaël-Meba Zézé, qui lui permet d’intégrer la sélection pour un match international;
- une deuxième médaille d’argent  sur 200 m en 22″ 24 pour Mickaël-Meba Zézé ;
- une troisième médaille d’argent (deuxième ex aequo)  pour le relais  4×100m Espoirs, emmené par Benbezi Zézé en 41″37 !

Ce qui fait dire à Stéphane Liaudet, le président du VRAC  « 3 médailles pour le VRAC et 10 finalistes : c’est un nouveau record pour le club d’athlétisme de Val de Reuil…C’est en effet grâce à la ténacité de Pierre Grondin et les talents de ces jeunes que cette saison se termine sur une excellente note. »

Mémoire et Paix : Honneur à Jeanne et Michel Doucet

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L’endroit qui porte ce nom « Monument à la Mémoire et à la Paix » ne pouvait être mieux choisi pour rendre hommage à deux figures qui ont marquées la construction, l’histoire et la  vie de Val-de-Reuil : Jeanne et Michel Doucet.

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C’est à l’occasion de cette cérémonie patriotique qu’ils affectionnaient tant, le 14 juillet, qu’une stèle a été dévoilée par Corinne et François, leurs enfants. En leur honneur, une nombreuse assemblée s’est réunie, d’anciens amis, des Rolivalois, des Lovériens, des personnalités, des gens de tous les quartiers et des représentants de nombreuses associations.

 

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Le maire de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet,  a dédié ce discours à Jeanne et Michel Doucet :

Chers amis, 

Cette cérémonie autour de Jeanne et de Michel Doucet n’est pas seulement celle du recueillement. C’est aussi celle de la reconnaissance et du remerciement. Plus que leur deuil qu’au fond de nos cœurs nous portons encore, au-delà du chagrin, c’est l’amitié et le souvenir des jours heureux qui nous réunissent pour leur rendre hommage. Ce monument leur ressemble. Il est dédié à la mémoire et à la paix. C’était leur message. À l’entrée de notre Ville, il adresse un signe de fraternité et de respect citoyens à ceux qui viennent à notre rencontre. C’était leurs vertus. Souvent, au haut des mats qui marquent son entrée, flottent à égalité au côté du drapeau bleu blanc rouge, les couleurs des pays dont nous recevons les délégations amies. C’était leur générosité. Dans sa crypte de béton, nous évoquons afin de les transmettre aux générations futures, nos valeurs, nos actions, nos mérites collectifs, mais aussi le souvenir de ceux qui ont aimé et protégé la liberté de Val-de-Reuil. Les Doucet ont fait vivre magnifiquement cet idéal que nous partageons. 

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Combien de fois se sont-ils joints à nous autour de cette stèle que nous recouvrons de fleurs, pour des instants essentiels, où malgré la courte existence de notre commune, se forgent son histoire, sa conscience, sa légende ? Comme chaque ville et chaque village de France, nous avons besoin d’exprimer notre volonté de « vivre ensemble ». Nous avons besoin de leçons et d’exemples pour éclairer notre avenir. Les Doucet n’auraient pas aimé devenir des idoles, des icônes, des héros ou des modèles. Mais ils n’auraient pas dédaigné nous montrer un chemin, celui qui se trace quand existe une volonté. Ils savaient que nous ne les oublierions pas. C’est pour cela qu’ils ont leur place dans ce « jardin de pierres » où nous avons dit notre reconnaissance à Antonio Antonioli qui a tant agi au conseil municipal pour faire reculer la misère et aider les découragés, notre estime et notre émotion aux Harkis confrontés à l’oubli, notre solidarité avec des municipalités qui nous sont apparentées en Allemagne, en Pologne, en Angleterre et qui sont devenues des amies, des alliées. 

Aujourd’hui, en pensant à Jeanne et Michel, devant leurs enfants et avec leur famille, leurs amis, que nous saluons affectueusement, nous savons que nous ne sommes pas réunis, ici, à Val-de-Reuil, en ce 14 juillet, pour commémorer uniquement la Prise de la Bastille et la Fête de la Fédération même si, en fervents fondateurs de la Convention des Institutions Républicaines, les Doucet vénéraient ce jour de fête nationale avec la ferveur que d’autres réservent à Noël. 

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Jeanne portait le prénom d’une Sainte dont, à quelques kilomètres de Rouen, la vie et la mort sont synonymes de courage, de sacrifice et de résistance. Mais Jeanne était laïque et républicaine. Elle n’aurait guère aimé être associée à une héroïne qu’elle aurait volontiers cataloguée sans ménagement, ni nuances, de mystique, d’exaltée pour tout dire un peu dérangée, non sans oublier de la taxer avec une mauvaise foi anachronique qui ne l’aurait pas gênée plus que cela de bergère pétainiste. Au Parti Socialiste, elle ne faisait pas mystère de recruter davantage ses championnes à Lille plutôt que dans le Poitou. Michel portait, lui, le prénom d’un archange, mais s’il était guerrier, c’était avec les mots, les chiffres et les idées qu’il se battait. Il détestait la violence et la brutalité même s’il racontait avec une certaine fierté comment son épouse avait, au soir d’une primaire perdue, décoché un coup de pied dans les chevilles d’un rival politique qui ne la ferait jamais trembler. Les seuls dragons que Michel aimait terrasser étaient ceux de l’intolérance et du mensonge. L’espèce n’étant malheureusement pas prête de s’éteindre, il lui arrivait d’en rencontrer quelques spécimens non loin de son domicile lovérien. Le doigt levé, l’air malicieux, souvent en présence de l’intéressé, proche ou hostile car ce n’était pas la question, il apostrophait alors l’objet de son irritation d’un vigoureux « qu’il est bête » qui parfois ne changeait rien, mais manifestement lui faisait du bien.

Les Doucet, l’été venu, formaient des silhouettes méditerranéennes sur fond de ciel normand. Michel ne détestait pas mettre des costumes clairs, parfois blancs. C’était son côté révolutionnaire sud américain, qu’il complétait au besoin par un Cigarillo dans le plus pur style cubain. Jeanne extrayait quelques uns des éventails qui ne la quitteraient pas jusqu’à l’automne et on devinait dans leur maniement des codes, des mystères et des gestes qui lui venaient de Mascara. Ils adoraient les chats qui envahissaient leur maison, mais n’épargnaient pas les taureaux. Les vacances se passaient entre amis, mais débutaient invariablement par un prélude aux arènes de Dax. La tournée des corridas se préparaient ou se commentaient comme un rituel familial. Puis-je me permettre de dire, alors qu’il nous faut être « écologiquement corrects », que pour ces citadins arrivés à Louviers en 1969, la culture avait le pas sur la nature, le social, sur l’environnemental.

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Tout deux avaient une relation particulière aux transports. Dans le train qui le conduisait à Paris ou l’en ramenait, Michel en profitait pour évangéliser les masses laborieuses, préparer une intervention au conseil municipal de Louviers ou peaufiner un tract à distribuer le samedi au marché. Il mélangeait allégrement indicateur Chaix et « La paille et le grain ». Je ne pense pas qu’une heure après avoir été embarqué à Saint-Lazare un seul voyageur eut pu ignorer qu’entre Jean Jaurès et Michel Doucet il y avait un lien particulier qui ne se limitait pas à la pilosité. C’était un propagandiste et un idéologue du quotidien. Jeanne, elle aussi, se déplaçait en parlant. Mais c’était plus dangereux. Dans des voitures, achetées non pour être belles, mais je la cite « pour être pratiques et pas chères », dont les plaies de la carrosserie témoignaient de la distraction répétée de la conductrice, elle se lançait sans regarder la route et les autres véhicules dans des discussions ou des diatribes qui voyaient le passager arriver sain et sauf à son but que lorsqu’elle était à court d’arguments. Le code de l’honneur avait plus d’importance que le code de la route.

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Ce comportement peut faire sourire. Il était révélateur d’un état d’esprit. La politique les passionnait comme moyen de changer le monde, de changer la vie. Ils dévoraient les journaux, écoutaient les bulletins radio, demandaient des infos de Solferino, se passionnaient comme au premier jour pour un débat, une polémique, un meeting. L’affaire Woerth/Bettencourt les aurait mobilisés, la réforme des retraites hérissés, la casse sociale indignés. Pour eux, une réunion de section avait autant d’importance qu’une séance pour d’autres sur le divan. Un congrès restait un événement à ne pas rater, la Mutualité un temple du progrès, le bureau national le centre de l’univers connu. Le socialisme était leur boussole et ils n’en changeaient pas. Mitterrand était leur Dieu et ils n’adjuraient pas. Ils pensaient qu’un vote ne se décidait pas selon un rapport de force ou l’atmosphère du moment, mais selon une grille d’analyse, des principes, des raisonnements. C’était pour cela qu’ils étaient solides, qu’ils étaient constants, qu’ils étaient loyaux. Ils étaient des militants au sens propre du mot, des militants de la cause, la seule qui mérite de se battre, la cause du peuple.

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Elle avait du culot. Il avait des réseaux. Jeanne osait tout à l’oral et, dans l’improvisation, ses mots s’enflammaient facilement. S’il faut se remémorer une voix, c’est évidemment la sienne, parfaite pour les slogans des manifestations, idéale pour les interruptions du conseil d’agglo, adaptée au débat politique, conçue pour l’indignation citoyenne, mais qui possédait sa part de charme, de mystère et de douceur. Michel était davantage un homme de l’écrit et s’appuyait sur de plus calmes démonstrations qu’il pouvait faire avec un cœur égal dans la majorité ou l’opposition. Belle indifférence aux titres et aux mandats pour celui qui, au Conseil Général, avait gagné, en 1976, le canton de Pierre Mendès France. Animé de l’idéal du service public, usant des compétences de la banque privée, il était une chambre régionale des comptes à lui seul. A Louviers, le directeur financier le reconnaît encore aujourd’hui, c’est auprès de Michel que les fonctionnaires et les élus ont tout appris. Tel la Pythie sur son trépied, il rendait ses avis comme un oracle, rarement démentis, parfois fumeux, souvent exacts, toujours définitifs. Obligé malgré lui à vivre dans ce qu’il considérait un royaume d’absurdie municipale, il opposait l’arithmétique aux incantations et aux approximations. Plus d’un contribuable de la cité drapière le considérait comme un dernier rempart contre la dette ou le déficit. A Val‑de‑Reuil, Jeanne aussi ne ratait aucune séance de l’ORU apportant croissants et bonne humeur. Chaque semaine, elle veillait sur son troupeau d’architectes et d’ingénieurs. Elle les admirait. Il la vénérait. L’échange était équilibré.

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C’est par leur travail, cette valeur populaire, que l’un comme l’autre démontraient leur compétence d’élu. Au lieu de considérer les voisins que nous étions comme des rivaux, chaque année, Michel rendait un verdict solennel et attendu sur nos finances communales. Les difficultés qu’il avait connues à l’EPV, les miracles de gestion qu’il avait dû faire lorsque l’Etat avait abandonné la Ville Nouvelle, lui rendaient cet exercice de censeur obligatoire. Son jugement prenait la forme de plusieurs feuillets pliés en quatre accompagnés de tableaux couverts de chiffres assaisonnées de remarques pertinentes et de critiques percutantes qu’il remettait quasi secrètement. Les conclusions étaient parfois sévères, mais les encouragements et les solutions ne manquaient pas. Sa motivation était simple. Val-de-Reuil ne pouvait se contenter d’une honnête moyenne. Avec son passé pour guide, elle était condamnée à l’excellence fiscale, à l’obligation d’investir fortement, à la nécessité du désendettement.

Elle, commerçante, fondatrice d’Ascoval, lui banquier, ils auraient pu, au lieu de faire des triples journées, suivre la pente naturelle qui fait, hélas, s’enrichir et vieillir à droite, ceux que leur vingt ans avaient conduit à Gauche. Leur colonne vertébrale était la fidélité. Fidélité à des convictions : lutte contre le racisme, défense de l’école laïque à travers la FCPE ou les Délégués Départementaux de l’Education Nationale, intégrité morale, franc-maçonnerie qu’il prisait et qu’elle boudait, féminisme qu’elle affichait et qu’il concédait. Fidélité aux idées d’un siècle : celui de la lumière, de la raison et des valeurs humanistes. Je me souviens avec émotion du triple « gémissons » des frères de la loge de Michel. Fidélité à l’idée même de fidélité qui ne les a jamais éloignés d’un parti, le Parti Socialiste dont ils avaient fondé ensemble la section de Louviers en 1971 et qui, pourtant, ne les a pas toujours ménagés. J’étais heureux quand à la fin d’une visite s’il les avait ratés, Laurent Fabius me disait « vous saluerez de ma part les Doucet ». Ils étaient un trait d’union entre les deux villes de l’agglo et rêvaient de l’âge d’or où une même majorité siègerait aux deux Conseils réconciliés autour du « poing et de la rose ».

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Des choses plus personnelles enfin. Jeanne et Michel étaient un couple que la vie, la politique, l’adversité parfois, n’avaient pas réussi à fissurer. Chacun par sa vivacité, sa sincérité, étonnait encore l’autre. Ils communiaient dans l’adoration et la préoccupation de leurs enfants avec lesquels, contrairement à beaucoup de parents, ils avaient décidé de ne pas se fâcher, mais qu’ils entouraient en toute indépendance d’une vigilance de mère poule. Cette adoration tournait à la vénération lorsqu’ils parlaient de la huitième merveille du monde leur petit fils.

Autour d’eux, dans la chaleur de leur foyer, les amis avaient une place réelle et, en ce qui me concerne, s’ils pouvaient librement me questionner, en privé, ils étaient en public d’une solidarité à toute épreuve et soutenant la Ville Nouvelle ils dénonçaient le mensonge triomphant qui passe et la calomnie.

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Michel et Jeanne ont été pendant trois décennies des sentinelles amicales et vigilantes qui ont protégé notre ville de toute dérive financière ou politique. Michel qui fut Vice-président de l’ensemble urbain du Vaudreuil et Directeur de l’Etablissement Public d’Aménagement, fut pour Bernard Amsalem le pilier de ses jeunes années. Michel qui, pendant des années, avec les pionniers a construit, pensé, conçu notre ville. Jeanne, dont la présence dans notre Conseil Municipal était un rappel permanent a permis que jamais nous nous éloignions de valeurs qui étaient les siennes. J’ai reçu de Corinne et François, beaucoup de courrier. J’en extrais deux noms.

Christian Renoncourt m’a dit qu’il serait avec nous par la pensée. François Merle du parti des verts a voulu également rendre hommage aux Doucet. « Je connaissais Jeanne depuis 1991 et le conseil d’administration départemental de la FCPE dont elle assurait la présidence. C’est elle qui m’a incité et encouragé à m’y impliquer de plus en plus et qui a m’a proposé pour lui succéder. Au-delà de sa raideur partisane, nous avions en commun des valeurs fortes de gauche : solidarité, écoute des autres, défense des plus démunis et en plus pour elle la générosité. Cette proximité d’idées nous l’avions sans doute puisée dans notre jeunesse et le militantisme enthousiaste que l’on peut exercer. Si je ne l’avais pas rencontrée, je ne serais pas resté plus de 4 ans dans l’Eure… J’avais connu Michel par Jeanne. J’ai toujours regretté de ne pas avoir pris du temps et trouvé l’occasion de discuter avec lui. Je l’ai encore plus apprécié lors du mandat précédent. Je le trouvais à la fois simple et brillant, rigoureux avec une pointe de dilettantisme due sans doute à un grand recul. Il était hors norme en comparaison au personnel politique local, pour cela j’avais  de l’admiration pour lui ».

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Nous allons maintenant inaugurer la plaque qui rappellera le nom des Doucet. Nous y avons gravé deux phrases de Jaurès. L’une pour Jeanne : « Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience ». L’autre pour Michel : « L’abondance est le fruit d’une bonne administration ». Elles sont moins connues que beaucoup d’autres. Elles leur vont impeccablement.

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